REMORQUE TONKA N° 2248

Voici la restauration de ma remorque Tonka N°2248.

Cliquez sur l'image pour agrandir Cliquez sur l'image pour agrandir
Voilà la remorque telle que je l'ai achetée.

Quand j'ai vu cette remorque, j'ai tout de suite pensé à l'associer au tracteur Néo Zélandais.

Cliquez sur l'image pour agrandir
La remorque N°2248 attelée derrière le tracteur N° 2249

DIAGNOSTIC : Il n'y a pas de grosse attaque de rouille, mais toute la remorque est atteinte de façon presque uniforme. Un petit essai au polish me permet de constater que malheureusement, la peinture n'est pas récupérable, les traces de rouille restent très visibles. Les enjoliveurs sont bien rouillés aussi. Par contre, les pneux sont en bon état. Je décide donc de repeindre la remorque. J'ai eu d'abord l'idée de la faire de la même teinte que le tracteur pour que l'attelage soit mieux assorti. Et puis finalement, j'ai fini par me dire qu'il vaut mieux conserver la couleur d'origine.

DEMONTAGE : L'idéal est de prendre des photos. Ca permet de se souvenir de certains détails lors du remontage. Attention en démontant les flancs blancs des pneus, ils vieillissent mal et deviennent souvent cassants. On peut plonger les roues dans de l'eau très chaude, voire bouillante, pour redonner un peu de souplesse au plastique. Les clips en bout d'axe de roue sont très difficiles à extraire, il est souvent nécessaire de les détruire. Si c'est le cas, il existe un modèle qui a la même fonction mais pas le même aspect qu'on appelle courament un "quickie". On peut en trouver dans les petites quincailleries de quartier.

Cliquez sur l'image pour agrandir Cliquez sur l'image pour agrandir Cliquez sur l'image pour agrandir
Facile ! Les parties avant et arrière sont à glissières. Notez le sens de vrillage des languettes des ailes.

Le démontage m'a fourni une information sur le process de fabrication des jouets Tonka des années 50 et 60. J'ai remarqué qu'il y a des manques de peinture sous certaines zones en creux et entre les pièces. J'ai remarqué celà sur plusieurs modèles. J'en conclus que les modèles Tonka devaient être peint par pulvérisation après assemblage. J'ai démonté un modèle de la fin des années 70, il y a de la peinture de partout; Il a donc été peint avant assemblage.

Cliquez sur l'image pour agrandir
Le dessous des ailes révèle un indice sur le process de fabrication !

NETTOYAGE : Je me suis juste contenté de nettoyer les roues avec de l'eau tiède et un peu de liquide vaisselle après démontage des flancs blancs. Pas la peine de nettoyer les pièces en tôle qui doivent être décapées.

PREPARATION ET PEINTURE : Comme d'habitude, je décape complètement les pièces à repeindre. Dans ce cas, c'est même nécessaire car toute la remorque est atteinte par la rouille. Il faut éliminer la moindre trace sinon elle se développe sous la peinture et quand elle apparaît enfin c'est trop tard. Après avoir fait un décapage chimique (décapant à peinture) à cause des petits recoins difficile à décaper, j'ai éliminé la rouille avec une brosse rotative en fibre qui marque très peu la tôle. Ensuite, c'est le cycle habituel dégraissage / phosphatant / apprêt garnissant / ponçage / teinte finale. Pour être puriste, j'aurais dû respecter le process d'origine et ré-assembler les pièces avant de les peindre. Il faut préciser que la tôle utilisée par Tonka est de qualité automobile et qu'elle a un traitement chimique contre la corrosion (en générale, un zinguage). En décapant les pièces de façon mécanique, j'ai aussi enlevé cette protection. J'ai donc préféré les repeindre entièrement pour éviter un retour très rapide de la rouille. Concernant les enjoliveurs, vous avez pu voir qu'ils étaient bien rouillés. Il est possible d'acheter des refabrications aux Etats unis (voir la page des "LIENS") mais c'est assez cher. J'ai trouvé une solution beaucoup plus économique : je les dérouille et je les polis puis je les fait chromer (Attendez d'avoir plusieurs pièces. J'ai groupé avec les enjoliveurs de la grue mobile). Le prix est très raisonnable, par contre le rendu est plus brillant que l'origine (ça peu déranger les puristes) et il faut que l'état de surface soit impeccable; le moindre défaut est accentué par le brillant du chrome.

Cliquez sur l'image pour agrandir
Voilà toutes les pièces démontées, nettoyées et décapées (les enjoliveurs sont déjà partis au chromage).

REMONTAGE : Il faut retordre les languettes pour fixer les pièces. Petite astuce pour ne pas abimer la peinture : j'enroule du ruban adhésif autour des becs d'une pince à becs fins. J'ai refait aussi un axe de roue tout neuf. Celui d'origine était encore utilisable mais il faisait vraiment tache au milieu de tout ce propre.

Cliquez sur l'image pour agrandir
Remontage avec un nouveau axe.

FINITIONS : Pour ce modèle, c'est facile, il n'y a pas d'autocollant. Juste un petit coup de polish sur une aile qui brillait un peu moins que l'autre et c'est tout.

Voilà le travail terminé !

Voilà. Même si j'essaie de garder un aspect un peu ancien aux modèles que je restaure, cette remorque se retrouve dans un état neuf. Le résultat "en jette", mais je trouve qu'elle a perdu un peu de son charme.

 

Post Scriptum :

J'ai bien fait de conserver la teinte d'origine ! Ce camion Néo-Zélandais est parfaitement assorti.
ACCUEIL RESTAURATION